l'union européenne et la finance sont les ennemis cupides, perfides et impitoyables de ses populations surexploitées...


On dit toujours que quelqu'un exagère quand il décrit une injustice à des gens qui ne veulent pas en entendre parler. - Albert Memmi

> l’école privée a fait la quête chez Bayrou

Rédigé par webmestregg Aucun commentaire
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          Le premier ministre a bien mérité une messe d’action de grâce ! Passée quasi inaperçue, une discrète disposition de la loi de finances pour 2025 exonère les établissements privés d’enseignement de toute taxe d’habitation. Ce cadeau représente une subvention cachée d’au moins plusieurs dizaines de millions d’euros pour les 12 500 écoles concernées (primaires, secondaires, supérieures), catholiques dans leur écrasante majorité.

               Les bons pères avaient déjà eu l'occasion de jouir de cette dispense fiscale. Jusqu'en 2023, les services des Impôts n'avaient jamais osé leur demander de passer à la caisse. Mais Bercy a fini par se réveiller à la fin de cette année-là et a envoyé des avis d’imposition pour tous les locaux qui n’étaient pas affectés directement à l’enseignement, comme les dortoirs, les bureaux réservés à l’administration, etc.

            Congrégations et évêques ont illico sonné le tocsin auprès des parlementaires les plus dévots. Ils ont ainsi réussi à faire voter un amendement au budget 2024 pour rétablir l’exonération totale. Pas de bol, celle-ci a finalement été supprimée par des députés impies. Quelques mois plus tard, la pieuse sénatrice des Hauts-de-Seine Marie-Do Aeschlimann, revenait à la charge et déposait une proposition de loi pour rétablir le privilège de l’école privée. Nouvel échec : ce texte n’a jamais été
examiné (» banquedesterritoires.fr », 27/2).

              Le salut est finalement venu de l’article 110 de la loi de finances 2025, grâce à un nouvel amendement sénatorial approuvé par le gouvernement. Pour ne pas éveiller l’attention des mécréants, il ne fait référence qu’aux « locaux professionnels » et aux « locaux destinés au logement des élèves dans les écoles et pensionnats ». Cette formulation neutre ne concerne en fait que l'enseignement privé, puisqu une autre loi exonère déjà tous les établissements publics de la taxe d’habitation. Une fois le budget 2025 promulgué, le Secrétariat général de l’enseignement catholique s’est bien gardé d’entonner des alléluias sur la place publique. Il s’est contenté d’adresser un courrier d’allégresse à tous les chefs d’établissement de son obédience en les priant de remercier chaudement les élus qui se sont mobilisés en leur faveur. Monseigneur Bayrou et ses chanoines peuvent compter sur une indulgence plénière... ( Hervé Liffran )

Une école privée ne devrait pas avoir de financement public, mais, comme on le voit, les enfants d'élus, entrepreneurs, professions libérales, commerçants, etc... doivent, comme leurs parents, tirer un max de fric de l’État, profiter à fond du système capitaliste et trouver évidemment cela tout à fait normal...