l'union européenne et la finance sont les ennemis cupides, perfides et impitoyables de ses populations surexploitées...


Le choix c'est l'absence de liberté - Anthony Fernandez

> plus de fermetures d'usines que d'ouvertures : la réindustrialisation à la peine en France début 2024

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          Selon le baromètre exclusif de L’Usine Nouvelle, les fermetures ou menaces de fermeture d’usines ont dépassé sur les cinq premiers mois de l’année 2024 les ouvertures de nouveaux sites industriels.

          Depuis le début de l’année, la liste des entreprises industrielles françaises en difficulté ne cesse de s’allonger. Le vendredi 28 juin, le tribunal de commerce de Strasbourg doit examiner les offres de reprise de quatre des cinq sites industriels d’Ascometal – le groupe italien Marcegaglia ayant déjà racheté celui de Fos-sur-Mer – alors que l’aciériste a été placé en redressement judiciaire. Le même jour, celui de Saverne doit se pencher sur le sort de Caddie, le fabricant alsacien de chariots de supermarché, lui aussi en très grande difficulté. Une autre entreprise emblématique a aussi rendez-vous devant le tribunal : les repreneurs potentiels de Duralex ont jusqu’au vendredi 28 juin, pour déposer leurs offres, alors que le verrier est en redressement judiciaire et pénalisé par un outil industriel vieillissant.

38 usines menacées ou fermées au 24 juin

          Le bilan exclusif de L’Usine Nouvelle confirme ce retournement de tendance. Entre le 1er janvier et le 24 juin, le nombre de fermetures d’usines a dépassé celui des ouvertures de nouveaux sites industriels, pour la première fois depuis la pandémie. Pour établir ce bilan, nous nous appuyons sur les informations collectées par les journalistes de la rédaction et de notre réseau de correspondants présents dans toutes les régions. Il ne prétend pas à l’exhaustivité, puisque seuls les investissements les plus significatifs dans de nouveaux sites de production, des centres de R&D ou des datacenters sont pris en compte, en laissant de côté les investissements en dessous du million d’euros.

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> le capitalisme d’enclaves et la fin de la démocratie

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          À bas bruit, le capitalisme a construit son utopie : un monde débarrassé de la démocratie, de la citoyenneté et de l’État, disséminé sur une multitude de petits territoires reliés par la mobilité du capital et des élites.

          Le monde manque d’utopies, regrette-t-on parfois. En réalité, certaines utopies adviennent sous nos yeux, sans que nous y prenions garde. Dans son dernier livre, l’historien canadien Quinn Slobodian invite ses lecteurs à voyager dans le monde rêvé par un groupe d’intellectuels et d’entrepreneurs néolibéraux, celui d’un capitalisme débarrassé de la démocratie et de la puissance publique. La particularité de ce projet est de ne pas s’incarner en un seul lieu, par exemple un État garant d’un modèle spécifique et protégé par des frontières, mais dans une multitude de micro-territoires reliés les uns aux autres par la mobilité du capital et des élites, unies par un commun rejet de l’État et de la démocratie.

          Le livre s’ouvre sur une expérience de pensée. Nous nous sommes habitués à voir le monde comme s’il était divisé entre 200 entités souveraines, pour l’essentiel des États-nations apparus au cours du XXe siècle sur les décombres des empires, et qui composent aujourd’hui l’Organisation des Nations Unies. Mais qu’en est-il si, au lieu de fixer notre attention sur les pleins de la carte, nous regardons ses vides, ses interstices, ses trous noirs ? Apparaît alors, en négatif, une constellation de près de 5 400 « zones », des petits territoires assez différents les uns des autres (paradis fiscaux, ports francs, zones économiques spéciales, villes à charte, gated communities, duty free, plateformes pétrolières, etc.), dont le point commun est d’offrir un refuge au capital et de réduire la démocratie à son plus simple appareil, voire à tout simplement l’abolir. La majorité de ces zones se trouve en Chine, en Asie, en Afrique et en Amérique latine, mais on en repère un peu partout, au cœur de l’Europe (le Liechtenstein), dans la Silicon Valley, en Amérique du Sud (au Honduras), en Somalie, à Dubaï, etc.

          L’ailleurs de la démocratie existe déjà, il est à nos portes. Il prospère dans ce « capitalisme archipélagique » (une expression forgée par l’historienne Vanessa Ogle) que l’auteur nous propose d’arpenter, de Hong Kong au Métavers, sur un ton mi-académique, mi-journalistique. Plus on progresse dans ce voyage, plus l’utopie apparaît pour ce qu’elle est vraiment, à savoir une terrifiante dystopie fondée sur le culte du business, la relégation de l’État et la disparition de la citoyenneté politique telle que les XIXe et XXe siècles nous l’ont léguée. Bienvenue au XXIe siècle !

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> Internet Archive contraint de supprimer 500.000 livres après la victoire du tribunal des éditeurs

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          À la suite de l'arrêt de la réussite des éditeurs de livres en justice (Internet Archive) pour l'année dernière, la bibliothèque en ligne gratuite qui s'efforce de continuer à augmenter l'accès en ligne aux livres a récemment diminué d'environ 500.000 titres.

          Internet Archive a rapporté dans un billet de blog ce mois-ci que les éditeurs forçant brusquement ces retraits ont déclenché une "perte dévastatrice" pour les lecteurs qui dépendent de l'Internet Archive pour accéder à des livres autrement impossibles ou difficiles d'accès.

          Pour rétablir l'accès, l'Internet Archive fait maintenant appel, dans l'espoir d'inverser la décision de la cour antérieure en convainquant la cour d'appel des États-Unis dans le deuxième circuit selon laquelle le prêt numérique contrôlé par Internet Archive de ses livres physiques devrait être considéré comme une utilisation équitable en vertu de la loi sur le droit d'auteur. Un dépôt judiciaire d'avril montre que l'Internet Archive a l'intention d'affirmer que les éditeurs n'ont aucune preuve que le marché des livres électroniques a été lésé par les prêts de la bibliothèque ouverte, et que la loi sur le droit d'auteur est mieux servie par l'autorisation des prêts de l'Internet Archive qu'en l'empêchant.

          "Nous utilisons la technologie de l'industrie pour empêcher que nos livres ne soient téléchargés et redistribués - la même technologie utilisée par les éditeurs d'entreprise", a écrit Chris Freeland, directeur des services de bibliothèque d'Internet Archive, sur le blog. "Mais les éditeurs qui poursuivent notre bibliothèque disent que nous ne devrions pas être autorisés à prêter les livres que nous possédons. Ils nous ont forcés à retirer plus d'un demi-million de livres de notre bibliothèque, et c'est pourquoi nous faisons appel ».

          L'analyse d'impact sur le droit de parole aura la possibilité de défendre ses pratiques lorsque les plaidoiries commenceront dans son appel le 28 juin.

          "Notre position est simple; nous voulons juste laisser nos clients de la bibliothèque emprunter et lire les livres que nous possédons, comme n'importe quelle autre bibliothèque", a écrit Freeland, tout en faisant valoir que " les répercussions potentielles de ce procès s'étendent bien au-delà des archives d'Internet" et que les éditeurs devraient simplement « lire les lecteurs ».

          " C'est une lutte pour la préservation de toutes les bibliothèques et le droit fondamental d'accéder à l'information, pierre angulaire de toute société démocratique ", a écrit Freeland. "Nous croyons au droit des auteurs de bénéficier de leur travail ; et nous pensons que les bibliothèques doivent être autorisées à remplir leur mission d'accès à la connaissance, qu'elles prennent ou non une forme physique ou numérique. Cela confirme le principe selon lequel la connaissance doit être accessible de manière égale et équitable à tous, quel que soit l'endroit où ils vivent ou où ils apprennent."

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> réparer son vélo électrique, une mission bientôt impossible

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          En étant de plus en plus technologiques, les vélos électriques sont plus difficiles à réparer. Le secteur pourrait ainsi prendre le chemin de celui de l’auto, avec le passage indispensable chez le garagiste.

          Réparer une chambre à air, changer ses freins, régler un dérailleur… Avec quelques tutos et un peu d’entraînement, tout cycliste est en mesure de réparer son vélo soi-même. Mais ces savoir-faire ne suffisent pas toujours quand on possède un vélo électrique. Les pannes sur ces engins, de plus en plus technologiques et complexes, nécessitent souvent de recourir à un professionnel.

          Les réparateurs, eux-mêmes, sont confrontés à des obstacles. C’est ce que déplore Frédéric Hafner, réparateur de vélos indépendant à Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence). Jusque-là, il avait toujours été, en tant qu’électromécanicien, capable de réparer le moteur des vélos électriques, mais il explique être « de plus en plus bloqué par le tout électronique ».

          Applications obligatoires, géolocalisation et antivol intégrés, « boîte automatique » comme pour les voitures… « Pour certains modèles, le dérailleur n’existe plus, et le passage de vitesses est intégré dans le moteur lui-même et se fait par Bluetooth, explique en effet l’artisan. Or, ce n’est pas le petit réparateur du coin qui va pouvoir dépanner ce type de vélo. L’utilisateur doit alors se tourner vers un “concessionnaire” de la marque. »

Devenir « partenaire » de la marque

          Les réparateurs sont également dans l’impossibilité de repérer d’où vient exactement la panne sans un outil de diagnostic. « Ça fait moins de cinq ans, je dirais, qu’on est entré dans l’ère du tout connecté sur les vélos électriques, constate Frédéric Hafner. Pour diagnostiquer la panne, il faut désormais utiliser un logiciel afin de connecter le vélo à un ordinateur. C’est le même principe que la “valise” [de diagnostic] pour les voitures [un outil permettant de localiser l’origine d’un problème]. Je perçois la volonté d’amener les cyclistes dans le même système que les automobilistes. » Chaque constructeur a en effet développé son propre outil de diagnostic, spécifique à ses équipements et indispensable au mécano.

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> un business en or, Elsan ; des pratiques très "limites" du géant des cliniques privées

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          On ne devient pas numéro un par hasard. C’est ce que “Marianne” a pu constater en enquêtant sur Elsan, le premier groupe de cliniques privées en France. Factures abusives, encouragements à hospitaliser, avantages financiers pour draguer les blouses blanches... Plongée dans le système très opaque et fort rentable d’Elsan. ( par Margot Brunet et Bruno Rieth )

          C'est un groupe très discret, et pourtant omniprésent : Elsan. Ses cliniques sont partout en France. Ce sont 172 cliniques,7500 médecins. 4.2 millions de patients chaque année. De quoi se hisser tout en haut du podium des groupes d'hôpitaux privés. Ce nom, la justice le connaît bien. En 2019, quatre dirigeants d’Elsan étaient mis en examen pour « banqueroute» et « escroquerie au jugement ». La magistrate chargée de l’enquête avait qualifié leurs pratiques de « particulièrement cyniques ». Un cynisme qui semble avoir perduré jusqu’à aujourd'hui. L’une des cliniques du groupe, située à Nancy, est au cœur d’une nouvelle affaire judiciaire dite des dialyses abusives.

(...) suite de ce grand article dans le magazine Marianne n° 1422 du 13 juin 2024

C'est encore un pillage organisé de la France par un groupe d’investisseurs - qui a racheté, entre autres, toutes les cliniques privées de mon département qui deviennent jour après jour de véritables usines sans aucun état d'âme - et qui a été acquis en 2020 par KKR, une entreprise d'investissement américaine. Voilà, tout est dit...