l'union européenne et la finance sont les ennemis cupides, perfides et impitoyables des peuples européens...


🎨 Nicolas Monjo, vous connaissez ?

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Né en 1975 dans le Lot et Garonne, Nicolas Monjo est un peintre autodidacte de talent qui travaille aujourd'hui du côté d'Angoulême. Préférant son atelier aux soirées mondaines, l'artiste laisse le plus souvent aux autres le soin de décortiquer son travail.

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> du libre-échange ou du miel !

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          Et c’est reparti pour France 2030 ! Comment ? Vous ne connaissez pas ? Il s’agit de faire pousser à nouveau dans notre pays cet étrange objet du non-désir : les usines. Plus de 3000 projets, sept défis, des milliards comme s’il en pleuvait - pleurez, professeurs, infirmiers, policiers... -, à l’Élysée, on fait dans le grand, le sublime et, si j’osais... Bon allez, j’ose : dans le chinois.

          Je vous mets les mots-clés du discours prononcé par le président à Toulouse la semaine dernière : grande nation de l’aéronautique ; décarbonation (aucune contradiction ici) ; plus vite ; Bisounours ; plus fort ; sobriété ; hydrogène (oui, il y a un intrus). Et cette phrase, que les enfants apprendront désormais à l’école primaire : « On ne peut pas avoir des procédures deux fois plus longues que celles de nos concurrents asiatiques et américains. »

          Pendant ce temps-là, nos amis agriculteurs ont trouvé un nouveau jeu : retourner les panneaux indiquant le nom des villes, pour montrer que «l'on marche sur la tête ». Bien sur, ils dénoncent les taxes. Personne n’aime les taxes. Mais ils expliquent aussi quelque chose d’autre : le gouvernement leur demande à la fois d’être vertueux ET de résister à la concurrence de ceux qui ne le sont pas. Problème : c’est impossible.

          La solution existe pourtant : imposer les mêmes normes aux produits importés qu’aux produits made in France. Quoi ? Vous êtes protectionniste? Vous voulez la guerre? Dans la tête des hauts fonctionnaires, des économistes écoutés, il y a ce réflexe pavlovien : toute réduction de la liberté totale des échanges conduirait à la guerre, la crise des années 1930 en étant la démonstration implacable. Bref, pour eux, droits de douane = Auschwitz.

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> l’inquiétante condamnation de militants comme terroristes

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« Affaire du 8 décembre » : l’inquiétante condamnation de militants comme terroristes

          Au terme d’une audience lunaire ce vendredi, les sept « accusés du 8 décembre » ont été condamnés pour association de malfaiteurs terroriste. Malgré l’absence de projet concret, et au prix d’une jurisprudence dangereuse.

          Au début, tout semble se dérouler normalement. La salle est bondée, comme d’habitude : les soutiens des sept mis en cause n’ont cessé de grossir les rangs du public, durant les quatre semaines du procès dit de « l’affaire du 8 décembre ». Ils sont accusés d’association de malfaiteurs terroriste, en lien avec l’ultragauche. Il est environ dix heures trente lorsque le tribunal arrive et s’installe. La présidente se met à lire sa décision.

          Elle commence par annoncer le rejet de l’ensemble des requêtes faites par les avocats au cours de l’audience, notamment le visionnage des auditions de gardes à vue, en prétendant que les procès-verbaux n’avaient pas été contestés. Or ils l’ont bien été. « On n’a visiblement pas vécu la même audience », commentera Me Raphaël Kempf – l’un des avocats, avec Me Coline Bouillon, de Florian D., le principal mis en cause.

          La présidente entame la lecture de ses motivations. La première sur la constitution de l’association de malfaiteurs terroristes. Elle reprend l’article de loi qui donne une définition – très vague – de ce qu’est le terrorisme. Puis elle explique que, pour le tribunal, les actes des mis en cause « supposent une organisation, une stratégie » qui traduit « de manière univoque leur volonté à plus ou moins long terme de commettre des délits ».

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> pourquoi Bolloré fait-il peur aux journalistes ?

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          Le nouveau croquemitaine est un milliardaire breton. Au gré de ses rachats successifs dans les médias, Vincent Bolloré s’est forgé un nouvel empire médiatique, dont la stratégie prend la forme d’un véritable épouvantail à journalistes.

          À la différence des autres grandes fortunes propriétaires de médias, l’actionnaire majoritaire du groupe Vivendi ne s’embarrasse pas de soigner l’image qu’il renvoie lorsqu’il décide de prendre en main et de chambouler la destinée de ses médias. Canal +, C8 et CNews, les magazines du groupe Prisma Media, le Journal du dimanche, Paris Match et la radio Europe 1, tous, sans exception, ont connu de violents chambardements à son arrivée.

          Quand Bolloré part à l’abordage, les journalistes n’ont guère de choix que de se soumettre ou de se démettre. Le nouveau capitaine place ses pions aux postes clés, et ceux qui ne suivent pas les nouvelles directives sont poussés inexorablement vers la sortie. I-Télé, Europe 1, le JDD, on ne compte plus les rédactions qui ont subi ces purges. Tout comme il fait fi de l’indépendance éditoriale de ses journalistes, Bolloré n’hésite pas non plus, par l’intermédiaire de procédures-bâillons, à multiplier les attaques contre les autres rédactions qui auraient l’outrecuidance d’enquêter sur lui.

          Mais, toute sa spécificité réside sur le fond de son entreprise. Car, avouons-le, si certains commentateurs font de Bolloré un Méphistophélès réincarné, c’est moins parce qu’il serait le représentant d’une caste bourgeoise et désireuse de maintenir l’ordre économique néolibéral, que pour son inclination politique conservatrice. Une orientation politique qu’il impose de gré ou de force dans ses médias. Ce combat culturel effraie d’autant plus des journalistes plus prompts à l’indulgence si ces milliardaires ne sont pas frappés du sceau de l’extrême droite.

          En réalité, le vrai danger démocratique du projet de Vincent Bolloré demeure dans la polarisation qu’il impose au débat public. Traiter en boucle des mêmes sujets, et de la même manière. Insécurité, immigration, islam. Ne donner au public que ce qu’il veut entendre. Le conforter dans ses propres convictions au point de l’enfermer dans ses certitudes. ( Emilien Hertement )

Il n'y a pas de bons ou de mauvais milliardaires. Ils utilisent tous leurs milliards pour promouvoir avec ruse et cynisme ce qui leur apportera encore plus de milliards et de pouvoir, et, tous les moyens sont bons... Ils n'oublient jamais leur ennemi traditionnel et fondamental, le gueux, qui est susceptible de faire la révolution et les passer tous à la guillotine...

Ce n° de Marianne est très intéressant, en particulier sur le dossier spécial de 62 pages : " Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les médias sans jamais oser le demander "

 

> huitres contaminées

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         La suspension annoncée mercredi de la commercialisation des huîtres du bassin d’Arcachon, en raison de la présence du norovirus, touche durement la filière conchylicole. 10 % de la production nationale est concernée par ce coup d’arrêt. Le virus responsable de la gastro-entérite bouleverse régulièrement la consommation de ces fruits de mer prisés en temps de fête, à trois jours du réveillon du Nouvel An. Les eaux usées sont pointées du doigt. (...) - source -

Il n'y a pas que celles du bassin d'Arcachon, nous venons d'être malade avec des huitres de Marennes d’Oléron label rouge !!! Galère intestinale de plusieurs jours après le réveillon ! Tout cela grâce aux défauts d'entretien des rivières et fleuves qui ont largement débordés, nettoyant par la même occasion toute la merde environnante !

On a décidé que c'est fini ! Nous n'achèterons plus jamais d’huitres car, comme beaucoup d'autres produits alimentaires, elles sont de plus en plus "vérolées"...

 

> location de voiture : encore et toujours !

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LOCATION DE VOITURE : le coup de la rayure n’a pas marché

          L’été dernier, j'ai subi un petit chantage d’Europcar. Le loueur affirmait que la voiture que j’avais louée avait été rendue avec une rayure. Or, ça ne tenait pas debout. D’abord, sa réclamation intervenait presque un mois après la restitution du véhicule. Ensuite, les photos du soi-disant dégât n’étaient même pas datées. J’ai trouvé, sur votre site internet, plusieurs articles qui m’ont fait comprendre à quel type d’arnaque j’étais confronté. Cela m’a aidé à structurer ma réponse en montrant que je n’étais pas dupe de l’entourloupe. J’ai également menacé de porter le dossier devant l’association locale UFC-Que Choisir de Montpellier (34), dont je dépends. Un peu plus tard, j’ai reçu une réponse d’Europcar m’annonçant qu’il croyait en ma bonne foi et qu’exceptionnellement, il me faisait cadeau de la prétendue réparation. Merci Que Choisir ! ♦ Patrick Le Goulven, par courriel

La dossier indiqué sur le site de Que-choisir ( nécessite abonnement à seulement 45€ l'an, n'hésitez pas ou offrez-le, il sera apprécié comme cadeau...  ) : https://www.quechoisir.org/dossier-location-de-voiture-t397/ 

 

> l’exploitation dorée de la domesticité des riches

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          Avec cet entretien long et passionnant, nous pénétrons un monde aux portes généralement fermées à double tour. Nous découvrons surtout d’une manière très concrète cette « violence des riches » révélée par Monique et Michel Pinçon Charlot. « Servir les riches », au-delà de la sociologie, est un livre politiques sur l’extrême richesse qui décrit aussi une souffrance, celle des pauvres. Celle de d’être dépossédé de son existence même pour que son maitre et patron puisse rentrer du bureau, de la salle de sport, du spa ou d’une cérémonie et se lover dans un sofa, plonger dans son bain chaud ou s’enrouler dans sa couette en jouissant de la quiétude d’une maison toujours propre, rangée, parfumée, d’un frigo plein et d’enfants profondément endormis.

          « Cet ouvrage montre que le principal ressort de la mise au travail des domestiques est que j’appelle l’exploitation dorée. Le terme désigne la logique de surenchère qui consiste à acheter, au prix fort, l’investissement au travail illimité des domestiques » écrit la jeune sociologue Alizée Delpierre dans la préface de son ouvrage paru à la Découverte « Servir les riches » avant d’expliquer : « Les mécanismes d’exploitation que les riches mettent en œuvre reposent sur une contradiction : alors qu’elles offrent des possibilités d’ascension sociale, parfois fulgurantes, aux domestiques, les grandes fortunes maintiennent coûte que coûte l’ordre social, ainsi que les hiérarchies de genre et de race qui structurent plus largement la société. Ce que les riches font au cœur de leur domicile est le reflet d’un système libéral et capitaliste contemporain qui assoit les inégalités sociales, raciales et sexuées sous couvert d’une réussite et d’une liberté individuelles illusoires. S’ils sont prêts à investir autant sur les plans financier, matériel et émotionnel dans la domesticité, c’est qu’elle est l’un des fondements de la reproduction d’un système où les riches sont presque toujours assurés de figurer parmi les grands « gagnants ».

          Le cadre est posée. Dans la lignée des travaux de Pierre Bourdieu, Alizée Delpierre a vécu pendant cinq année dans le monde très fermé des domestiques et de leurs patrons, des aristocrates plus ou moins fortunés et des nouveaux riches cherchant à les imiter.

          « La première famille que j’ai servie est celle de Catherine, la fille de Geneviève, qui m’a appelée deux jours après l’entretien sur lequel s’est ouvert ce livre pour me confirmer mon embauche. J’ai travaillé pour elle à Paris pendant un an, avec cinq domestiques, quelques heures tous les soirs, après les sorties d’école des enfants. J’ai également suivi mes employeurs dans leur villa en Chine pour deux mois d’été où je travaillais à temps plein, avec six autres domestiques qui y résident, un peu comme une jeune fille au pair. Plus tard, j’ai travaillé pour une autre famille, celle de Margaret, Philippe et leurs quatre enfants, durant quatre mois, plusieurs heures par jour et pendant quelques week‐ends, avec deux domestiques. J’étais chargée des devoirs des enfants, d’une partie de leurs lessives, de les accompagner dans leurs sorties, et du dîner familial. »

          Ainsi domestique et sociologue, la jeune femme livre un témoignage inédit et décapant sur cet asservissement moderne qu’est la domesticité. Salaires à la louche, paiement au black, présence sur place H24, en contrepartie du service, les grandes fortunes entretiennent leurs domestiques par le prêt d’un logement et la prise en charge de divers frais. Les avantages en argent et en nature peuvent être considérables : 8 000 euros mensuels pour certains privilégiés, primes pour d’autres, sacs Chanel et chaussures Louboutin, montres de luxe, consultations médicales chez les plus grands spécialistes, frais de scolarité dans une école privée pour les enfants... Mais l’envers de la médaille peut être aussi traumatisant : excentricité du maitre ou de la maitresse allant jusqu’à faire porter une couche culotte à son personnel, charge mentale très lourde, menace permanente de licenciement, racisme avéré...

          Ce zoom arrière et le regard distancié mais chaleureux d’Alizée Delpierre sont plus efficaces pour nous mettre en colère et nous dégouter de l’hyper libéralisme que n’importe quel discours de Jean Luc Mélenchon. - source -

le monde ou la planète où vivent les super-riches. La Terre d'en-bas n'est qu'un cloaque pour ces seigneurs,...

 

> ils ont tous les vices : France-conso.info

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Données personnelles, collecter sans le dire

          Sur les réseaux sociaux, l’intitulé du message attire à coup sûr l’attention : « Protection des consommateurs - Pourquoi des milliers de retraités changent de mutuelle santé en 2023 ? » Si vous lisez la suite du publicommuniqué (un texte purement publicitaire), « vous apprenez qu’un "nouveau décret permet aux Français de changer de mutuelle quand ils le veulent et ainsi d’économiser des centaines d’euros par an”», détaille le Réseau anti-arnaques. Ce dernier nous signale aussi que l’on peut lire, dans ce pseudo-article, que « 70 % des retraités n’[en] ont pas encore profité ».

          En fait, le texte évoque une loi de juillet 2019. « Cela sent le réchauffé, prévient le Réseau anti-arnaques. France-conso.info, qui est à l’origine de cette insertion publicitaire, n’a rien à voir avec une association de consommateurs. Il s’agit d’une enseigne commerciale exploitée par la société espagnole The Connect Agency. L’hébergeur du site internet est situé à Chypre. » Sous couvert d’une présentation de son comparateur de complémentaires santé, France-conso.info cherche en réalité à recueillir des informations précieuses (état civil, régime d'affiliation, numéro de téléphone et e-mail) pour les revendre à des professionnels commercialisant ce type de contrat.

Ne pas se leurrer, ils sont des 10zaines comme eux à draguer sur le Net et tous donnent aucune information minimale légale sur qui ils sont sur leur page d'accueil. Tous ces types de comparateurs ( et autres ) sont susceptibles, a minima, de faire la même chose, alors... à éviter comme la peste.

          Quand au réseau anti-arnaque, ils ont un site : http://arnaques-infos.org/ aux graphismes antédiluviens... et bizarrement, une page facebook https://fr-fr.facebook.com/reseauantiarnaques/ , vous savez, facebook, cette multinationale américaine de merde  qui récupère tout ce qu'ils peuvent sur vous pour trier ce qu'ils vous laissent à consulter et vendre les données personnelles sur tout ce que vous y faites,...

 

> la macronie n'a pas renouvelé l'agrément de l'association de lutte contre la corruption Anticor

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          La perte de ce sésame prive l’association anticorruption d’agir efficacement en justice en cas d’inaction du parquet.

         Pendant six mois, l’état-major d’Anticor aura attendu le renouvellement de son agrément. Mercredi 27 décembre, au lendemain de la date butoir légale, nulle trace dans le Journal officiel de ce sésame qui permettait depuis 2015 à l’association anticorruption d’agir efficacement en justice dans les affaires d’atteinte à la probité, notamment en cas d’inaction du parquet.

         L’absence de réponse de l’exécutif constitue un refus implicite d’agrément que l’association va contester devant le tribunal administratif, au prix de nouveaux délais. « Cette décision ne nous surprend pas malheureusement, car nous sommes bien conscients que nos actions contre la corruption agacent profondément le gouvernement. Elle nous attriste car elle constitue une entrave à l’action de centaines de bénévoles qui luttent partout en France contre les abus de pouvoir », a réagi Elise Van Beneden, la présidente de l’association engagée dans 161 enquêtes judiciaires en France.

          « C’est une décision révoltante qui est l’exact reflet d’un État qui craint l’action menée par la société civile pour lutter contre la corruption et le ramène à son obligation d’exemplarité, estime, pour sa part, Vincent Brengarth, avocat d’Anticor. C’est un cadeau de Noël pour les corrupteurs. » (...) - source -

Effectivement, comme prévu... Rien d'étonnant dans un pays passé sous le joug d'une répression généralisée tous azimuts, montrant, s'il le fallait encore, la dictature qu'il subit.

 

> la Cour de cass cassée par l'Europe

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          La cour de cassation a violé l’article 6-1 de la Convention européenne des droits de l’homme qui garantit à tout justiciable le droit à « un procès équitable par un tribunal indépendant et impartial » : telle est la teneur de l’arrêt rendu, le 14 décembre, par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) dans une affaire qui opposait la France et le Syndicat national des journalistes, la CGT et la CFDT de la société Wolters Kluwer France (WKF). Au-delà du camouflet, cette décision est le nouveau rebondissement d’une affaire révélée par « Le Canard » (18/4/18), qui a secoué comme jamais la plus haute juridiction judiciaire française, et qui suscite encore des répliques.

          Le 28 février 2018, la chambre sociale casse un arrêt de la cour d’appel de Versailles favorable aux syndicats de la filiale française du groupe néerlandais Wolters Kluwer, propriétaire des éditions juridiques Lamy et du groupe de presse Liaisons sociales. La maison mère néerlandaise avait « aspiré » toute la participation des salariés - de un à trois mois de salaire -, selon un mécanisme qualifié de « manœuvres frauduleuses » par la cour d’appel de Versailles.

Scènes de ménage

          Le 18 avril, « Le Canard » révèle que, sur les six magistrats de la Cour de cassation ayant pris part au jugement, trois - dont le président et le doyen de la chambre sociale - sont rémunérés, depuis plusieurs années, par WKF, pour rédiger des articles dans les revues du groupe et animer des journées de formation facturées plus de 1 000 euros à des DRH, des avocats et des représentants du personnel. Fâcheux.

          Dans l’après-midi, le premier président de la Cour de cassation publie un communiqué dans lequel il reproche au « Canard » de « porter gravement atteinte à l’honneur et à l’impartialité » du trio... sans démentir pour autant les informations contenues dans l’article. Salutaire prudence : quelques mois plus tard, et après avoir recensé l’ampleur des activités annexes de ses conseillers, le premier président se fend d’une note de service qui soumet à autorisation préalable d’un supérieur hiérarchique ce genre de pratiques.

          En décembre 2019, enfin, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) reconnaît que les ménages des trois conseillers constituaient bien un lien d’intérêt avec WKF et qu’ils auraient dû ne pas siéger dans cette affaire - « se déporter », en langage juridique - afin d’éviter les vilaines critiques pour manque d’impartialité et conflit d’intérêts. Mais, magnanime, il refuse d’y voir une faute disciplinaire et ne prononce aucune sanction. Sympa, non ?

Juges sous influence

          L’avocat des syndicats, Me Roumier, saisit alors la Cour européenne des droits de l’homme... qui vient de trancher. Dans son arrêt, elle relève que les relations des juges avec WKF étaient « régulières, étroites et rémunérées, ce qui suffit à établir qu'ils auraient dû se déporter et que les craintes des requérants quant à leur manque d’impartialité pouvaient passer pour objectivement justifiées ». Au passage, elle fait litière d’un argument avancé par les magistrats et le premier président sur la prétendue modicité des cachets : « Les sommes perçues ne sauraient être qualifiées de négligeables (...). La rémunération versée par WKF pour une journée d’intervention équivalant au salaire mensuel net minimum en France. » Jaloux, va !

          Fin de partie ? Pas tout à fait : les syndicats déboutés en 2018 envisagent de saisir la chambre de la révision... de la Cour de cassation, pour un nouveau procès - cette fois devant « un tribunal indépendant et impartial ». Parce que ça existe ? ( L.C. )

  L'entreprise néerlandaise Wolters Kluwer France (WKF) a tout compris - et ce ne doit pas être la seule -, pour avoir l'amicale attention de la justice, rien de mieux que de faire faire des ménages aux juges les plus haut placés... Vu qu'il s'agit certainement d'une très petite partie immergée d'un iceberg, le justiciable pourrait avoir la désagréable impression que notre justice est revenue comme au temps où elle sévissait sous la royauté...