l'union européenne et la finance sont les ennemis cupides, perfides et impitoyables des peuples européens...


> les chasseurs sachant dépenser ( le fric )

Rédigé par webmestregg Aucun commentaire
Classé dans : nature Mots clés : aucun

          Le 2 décembre 2020, Morgan Keane coupe du bois chez lui, dans sa propriété de Calvignac (Lot). Il ne se promène pas, il travaille. La balle d’un chasseur, qui l’a confondu avec un sanglier, le tue. Morgan avait 25 ans. Une pétition recueille près de 150000 signatures, et finit par entraîner une enquête de la Cour des comptes, dont le titre ne livre nullement la richesse : « Les soutiens publics aux fédérations de chasseurs ».

          Résumons ce qui peut l’être. La Fédération nationale des chasseurs (FNC) reçoit du fric comme s’il en pleuvait, car elle a des obligations de service public. Notamment de gestion de la chasse, dont la réparation des dégâts par la faune sauvage.

          Bien que ce soit labyrinthique en diable, les chasseurs semblent bien recevoir, chaque année, quelque chose comme 34 millions d’euros. Par plusieurs canaux, dont les collectivités locales. Ainsi, la Région Auvergne-Rhône-Alpes du grand Laurent Wauquiez a-t-elle versé 6 millions d’euros d’argent public aux chasseurs entre 2018 et 2021.

          Il y a juste un menu problème, et c’est que nos amis empochent, mais ne veulent pas être contrôlés. Citation diplomatique autant que limpide : « L'État ne s'est pas doté des moyens de contrôler le bon exercice des missions de service public confiées aux fédérations de chasseurs et les fédérations ne respectent pas leurs obligations de rendre compte, définies par la loi. »

          La Cour demande que les agents de l'Office français de la biodiversité (OFB) aient au moins accès « aux données établies par les fédérations dans le cadre de leur mission de service public ». Et précise pour malentendants qu’il faut « prévoir par voie réglementaire la publication par chaque fédération d'un rapport annuel sur la réalisation de ses missions de service public ». En clair, l'État doit s'imposer. Pour l'heure, tout se fait à la bonne franquette, comme sait faire Willy Schraen, le si sympathique président de la FNC.

          Et à part cela? La fête continue. La Cour estime que « L'application du principe de "prélèvement raisonnable” [...] aux activités cynégétiques nécessite de disposer de données et de connaissances suffisantes sur la faune sauvage, en particulier sur les prélèvements et la taille des populations des espèces chassables ». En effet. Si le club des viandards entend tirer sur des oiseaux menacés, il vaut mieux disposer des informations fiables sur le sujet. Mais c’est trop bête, il n’en a pas.

          Les enquêtes auxquelles la FNC a daigné collaborer remontent à la saison de chasse 2013-2014. Et, dit la Cour, « ces estimations sont lacunaires, notamment pour 30 espèces, parmi lesquelles plusieurs espèces en mauvais état de conservation ». Pour la bécasse des bois, les bouts de renseignements donnés par les chasseurs sont « très insuffisants pour répondre aux objectifs réglementaires». Autrement exprimé, on flingue sans savoir. C’est mieux.

          Pour les espèces soumises à plan de chasse - sangliers, cerfs, daims, mouflons, chamois, isards et chevreuils -, les chasseurs sachant chasser ne donnent pas les données brutes de leurs observations. Seulement les analyses qu’ils en ont faites. Très pratique. Quant aux espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (Esod), parmi lesquelles peuvent figurer - la liste est départementale - le lapin de garenne, le pigeon ramier, le renard, le sanglier, « les données ne sont que rarement discutées en Commission départementale de la chasse et de la faune sauvage ».

          On n’en finirait pas, et cet article va s’arrêter dans quelques lignes. Encore une, pour la route : la cécité volontaire des chasseurs pourrait nous coûter fort cher à l’avenir, à cause, note aussi la Cour, du « manque de données et de garanties de fiabilité ». L’Europe pourrait en effet lourdement sanctionner la France pour des infractions concernant les chasses traditionnelles, la chasse à l’oie cendrée et à la tourterelle des bois. Mais les chasseurs s’en foutent, puisque l’État complice paiera pour eux. Voir cette vidéo déjà signalée, où l’on voit Macron embrasser le lobbyiste. - Fabrice Nicolino - ( extrait de Charlie Hebdo n° 1618 du 26 juillet 2023 )

" j'achète vos voix ! "

"ils" sont très forts avec les deniers publics, m'enfin, ce qui importe, c'est réprimer le plus possible les gueux et l'aumône qu'"on" ne peut pas faire autrement de leur donner pour éviter la révolution,... Quand aux chasseurs, ils sont aussi entrés dans les forces de sécurité possibles pour la macronie.