l'union européenne et la finance sont les ennemis cupides, perfides et impitoyables de ses populations surexploitées...



Notre liberté dépend de la liberté de la presse, et elle ne saurait être limitée sans être perdue - Thomas Jefferson

> ticket de caisse : le consommateur encore une fois de plus le grand perdant !

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Fin du ticket de caisse papier : attention à ces 3 erreurs (et aux éventuelles arnaques !)

          Dès le 1er août, le ticket de caisse papier ne sera plus automatiquement imprimé. Il faudra cependant faire attention à certaines choses.

          A la caisse de n’importe quel commerce, nous avions l’habitude de recevoir le ticket de caisse confirmant nos achats. Dès le 1ᵉʳ août, cette époque sera révolue. En effet, afin de lutter contre le gaspillage dans le cadre de la loi adoptée le 10 février 2020, ces petits papiers ne seront plus automatiquement imprimés. D’après les chiffres de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), cela représente 150 000 tonnes de papier, 25 millions d’arbres coupés et 18 milliards de litres d’eau.

          S’il le souhaite, le client pourra toujours obtenir son reçu, mais il devra en faire la demande. Sinon, il est aussi possible de recevoir sa facture par SMS, par mail ou encore sur son compte client, ce qui se fait déjà dans de nombreuses enseignes. Cependant, un tel système sans ticket de caisse a quelques écueils. D’après nos confrères du Parisien, il faudrait éviter de tomber dans 3 pièges spécifiques.

Attention aux erreurs dans les prix

          Vous avez acheté plusieurs produits identiques afin de profiter de promotions ? Il sera donc très important de faire bien attention à ce que celles-ci aient été prises en compte. Cela pourrait donc demander un effort supplémentaire au consommateur qui aura tout intérêt à se souvenir des prix affichés. « Le ticket permet également de vérifier l’exactitude du montant de la transaction, une précaution loin d’être anodine pour éviter les erreurs en caisse, comme la non-prise en compte d’une promotion », selon un communiqué écrit par 12 associations de consommateurs.

Prudence sur les paiements sans contact

          De la même manière, ces associations avertissent sur le « risque accru d’escroqueries aux paiements sans contact ». En effet, en payant de cette manière, nous n’avons pas toujours le réflexe de consulter le montant indiqué sur le terminal, et celui-ci peut être différent – et donc supérieur – à ce que nous devons réellement au commerçant. Sans ticket de caisse, il n’y aura donc pas de preuve.

Pensez bien aux éventuels remboursements

          Par ailleurs, souvenez-vous aussi que le ticket de caisse est une preuve d’achat dans le cas où vous devriez vous faire rembourser un article, comme dans le cas d’un rappel produit. « Sans le ticket de caisse, la preuve de la date d’achat n’est pas impossible à fournir mais sera beaucoup plus compliquée », indique l’Institut national de la consommation. Si vous avez le moindre doute sur votre produit, n’hésitez pas à demander le ticket de caisse pour l’échanger ou vous le faire rembourser.

Dans quels cas les tickets de caisse seront-ils toujours imprimés automatiquement ?

         Dans certains cas, les tickets de caisse seront toujours imprimés automatiquement pour être remis aux consommateurs. Ainsi, ils serviront de preuve d’achat dans le cas où on a acquis un bien dit « durable », comme un appareil électroménager, de l’équipement informatique ou encore des jouets. Cette impression automatique concernera aussi des services comme le coiffeur, à partir d’un montant de 25 euros, ainsi que les documents imprimés par les automates, comme au péage ou dans un parking. - source -

En macronie, le premier baisé du commerce, c'est le consommateur... D'autant plus que les commerçants prennent, en plus aujourd'hui, l'habitude de réduire les informations sur les factures, ce qui entrainera de grosses difficultés pour faire jouer la garantie ou se faire rembourser...

 

> la cour des comptes brocarde la gestion malade des corporations médicales (URPS)

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          Indemnités illégales, dépenses inutiles, investissements douteux... les associations de médecins, dentistes, kinés sont aux petits soins avec leurs adhérents grâce à l'argent public.

          Le gendarme de la Rue Cambon s’est offert un examen clinique des unions régionales des professionnels de santé (URPS). Et ça pique un peu ! URPS, quèsaco ? Depuis 2009, ces 168 associations fédèrent les pros par spécialités (kinés, sages-femmes, dentistes, etc.). Contribuant à l’offre publique de santé, elles sont censées être les interlocutrices des agences régionales de santé (ARS). Les URPS sont financées grâce à une « contribution » de près de 42 millions d’euros prélevée chaque année sur les honoraires de leurs adhérents via FUrssaf. Certaines reçoivent aussi des sous du fonds d’intervention régional, attribués sur projet par les ARS - soit, en 2022,12,2 millions d’euros supplémentaires. « Le Canard » a consulté le rapport provisoire - non encore soumis aux réponses des dirigeants des URPS - que les magistrats de la Rue Cambon consacrent à ces drôles d’assoces. Et l’ordonnance est drôlement salée.

          Première « anomalie de gestion » relevée : les ARS leur versent de l’argent mais n’en contrôlent pas l’usage. Entre 2018 et 2022, par exemple, l’agence d’Auvergne-Rhône-Alpes a filé 3,12 millions à ses URPS sans exiger en retour aucun bilan comptable ou d’activités. C’est beau, la confiance !

          Certaines unions en profitent pour faire « des placements immobiliers ». Ainsi des médecins libéraux de Paca : ils ont acquis un siège de 843 m2, ce qui ne les empêche pas de tenir nombre de leurs réunions dans des hôtels, « générant ainsi des surcoûts inévitables ». Pastis compris ?

          Les dirigeants des URPS, qui sont censés être bénévoles, palpent tout de même quelques « indemnités » pour compenser d’éventuelles pertes de ressources. La Cour a calculé que la moitié des charges d’exploitation des unions étaient consacrées à payer ces dédommagements. D’une profession et d’une région à l’autre, le montant des indemnités varie grandement : 300 euros annuels en moyenne pour un orthoptiste, et jusqu’à... 8 000 euros pour un médecin libéral.

Immobilier soigné

          Surtout, ces structures versent des compensations supplémentaires. Le président des pharmaciens des Hauts-de-France, par exemple, a droit à une journée d’indemnisation par mois (5 400 euros annuels), et son trésorier à une demi-journée (3 000 euros). Un petit cachet...

          Autant dire que les places sont convoitées, y compris au sein des syndicats, lors des élections de leurs représentants au sein de ces URPS. Une fois dans la place, certains camarades n’oublient pas leur centrale professionnelle. Indignée, la Cour ordonne de « supprimer sans délai ces financements » et de « veiller à récupérer les sommes dépensées ». Quelle rigueur maladive !

          La proximité est parfois immobilière. Les chirurgiens-dentistes de l’océan Indien « partagent des locaux avec un syndicat et la représentation locale de l’ordre ». Leurs collègues d’Ile-de-France louent leur siège du chic XVI" arrondissement de Paris au syndicat dont est issu leur président. Leurs 723 m2 valent 6 millions d’euros : une superficie « disproportionnée », selon la Cour, au regard de « l’activité et [du] nombre d’élus (24) et de salariés (moins de deux temps pleins) ». Dans ces mêmes locaux, l’URPS a aménagé deux cabinets dentaires (montant de la facture : plus de 250 000 euros) et deux fauteuils, à 255 000 euros pièce. En juin 2023, constate la Cour, « alors que ces cabinets étaient opérationnels depuis un an et demi, ils n’avaient toujours pas été utilisés ». Ça fraise le ridicule !

          « Le Canard » a découvert que les deux cabinets étaient censés être mis à la disposition de l’association Rhapsod’if, dispensatrice de soins dentaires aux personnes en situation de handicap. Le 16 juin 2022, les deux structures ont signé « une convention » qui prévoit « une meilleure prise en charge des soins » pour des individus « à besoins spécifiques ». Dans son dernier rapport moral, l’URPS précise avoir « mis à la disposition » de son partenaire ses installations, tout en lui filant 200 000 euros par an. Qui plus est, elle s’engage à « participer [à son] financement pour des projets conjoints ».

Factures au scalpel

          Moins d’un an plus tard, le 31 mai dernier, Rhapsod’if émet une facture de 129 727,40 euros, correspondant à 3 332 heures de boulot sur un an, dont 1 540 heures passées à faire de la com’, 450 pour des rendez-vous avec des élus franciliens et 279 pour
papoter avec des parlementaires, voire des ministres. Soit, au total, deux rencarts par jour pendant une année entière, jours fériés et vacances compris. Quelle santé !

          Dans un courriel du 31 mai, que « Le Canard » a lu, le président francilien de l’URPS des dentistes prévient le dirlo de l’ARS qu’il ne réglera pas la facture de Rhapsod’if. Non sans glisser une jolie profession de foi comptable : « Personne ne pourrait accepter de verser de l’argent public sans réelle justification. (,..) De telles pratiques sont incompatibles avec une gestion “en bon père de famille”. »

Bravo, docteur ! (Didier Hassoux)

Tout ce "beau monde", sans contrôle, se sert sans sourciller dans les deniers publics, pourquoi se gêner ? ... "on" préfère fliquer la sécu et les aides sociales des gueux...

 

🎨 Pavel Filin, vous connaissez ?

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          Pavel Filin est un artiste tchèque contemporain. Il est né en 1964 à Zelenodolsk, en Russie, vit et travaille en Tchéquie, et son art a été exposé dans tout le pays. Bien que le portrait soit son objectif principal, il expérimente également des paysages, des paysages urbains et des natures mortes. Le caractère humain et le jeu des couleurs l'enchantaient. Les émotions et les humeurs que l'on retrouve dans ses peintures sont principalement composées de mouvements de lumière et d'ombre.

 

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> pénurie de personnel : les restaurateurs ont ce qu’ils méritent

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          Les articles se succèdent et se ressemblent : dans la presse locale comme nationale, à la télévision et à la radio, le reportage larmoyant sur le restaurateur en manque de personnel est devenu un “marronnier”, terme journalistique désignant un sujet facile et récurrent, tel que la rentrée en septembre, la chaleur en juillet et la neige en février. Généralement indigents, ces articles ou ces reportages donnent toute la parole aux restaurateurs, dont le refrain est le même : « Les gens ne veulent plus travailler. » Vraiment ? Et si cela avait à voir avec la réforme de l’assurance-chômage, qui pénalise les emplois de courte durée, ou avec le prix du logement dans les secteurs touristiques ? Et si, soyons fous, la pénurie de personnel n’était que la juste sanction d’une organisation du travail extrêmement hiérarchique, voire autoritaire, d’une rémunération au lance-pierre en période d’inflation et d’un job vidé de son sens par l’incapacité des restaurateurs français à faire autre chose qu’arnaquer leurs clients ? Au-delà des jérémiades, enquête sur un modèle à bout de souffle.

( suite enquête - excellente - toutefois assez longue à lire,... )

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> inutilisée depuis les années 1960, la censure littéraire est de retour...

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Darmanin renvoie la censure

          Attention, bouquin dangereux ! Selon le ministre de l’Intérieur, le livre « Bien trop petit », de Manu Causse, qui aborde la sexualité chez les ados, « constitue un contenu à caractère pornographique, présentant de ce fait un danger pour les mineurs qui pourraient l’acquérir ou le consulter ».

          Dans un arrêté du 17 juillet, Gérald Darmanin a interdit la vente de cet ouvrage aux moins de 18 ans. Le patron des flics remet ainsi au goût du jour une forme de censure rarissime que la France n’avait pas connue depuis les années 60.

          Cette interdiction a provoqué la stupeur de l’éditeur, Thierry Magnier, choqué par la « violence d’une telle décision ». Il a reçu le soutien de nombreux professionnels du secteur, dont Nicolas Mathieu, Prix Goncourt 2018. Sur Instagram, l’auteur de « Leurs enfants après eux » (Actes Sud) s’est longuement exprimé : « A 15 ans, on aime et on désire comme des dingues. La littérature a quelque chose à dire de ces états. Le fait de permettre l’émergence de textes qui irriguent cette libido, et l'accompagnent, ne peut en aucun cas être confondu avec un abus. La protection des mineurs, évidemment nécessaire, ne peut sombrer dans cette sorte de puritanisme imbécile et opportuniste. »

          Une telle mise à l’index d’un livre apparaît d’autant plus décalée que la pornographie est aujourd’hui omniprésente chez les ados. « Chaque mois, 2,3 millions de mineurs fréquentent des sites pornographiques, alertait l’Arcom en mai. Un chiffre en croissance rapide au cours des dernières années. » Mais, le problème, c’est les livres ! (Y. V.)

??? Macron, par l'intermédiaire de l'ex-FN Darmanin, donne ainsi des gages à Vincent Bolloré pour une future entente ???

 

> l'Italie commence à priver les mères lesbiennes de leurs droits parentaux

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          (...) Dans le cadre de sa répression des droits des parents de même sexe, le gouvernement italien a commencé à priver rétroactivement les parents de même sexe de leur lien juridique avec leurs enfants.

          (...) Liedi et sa femme Viola seraient l'un des trois premiers couples de lesbiennes à voir l'acte de naissance de leurs enfants modifié après que le gouvernement de droite du pays a annoncé en mars que les organismes publics ne devaient plus enregistrer les enfants des couples de même sexe. Le couple ne sait pas pourquoi il a été l'un des premiers à voir son statut juridique modifié rétroactivement, car dans la plupart des villes, la politique s'est concentrée sur les nouveaux nés. Ils affirment que leur communauté, leurs amis et leur famille les ont toujours soutenus.

         "Je soupçonne le gouvernement d'avoir peur qu'une famille différente, comme la nôtre, puisse être aussi heureuse - parfois même plus heureuse - qu'une famille traditionnelle", a déclaré Liedi. "Sur le papier, ils disent que Giulia a une mère, mais nous savons qu'elle en a deux. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour prouver que nous sommes une bonne famille. Sa femme a ajouté : "Personne du gouvernement ou des procureurs n'est venu voir que nous sommes une famille heureuse avec un bébé heureux."

          Si les unions civiles entre personnes de même sexe sont légales dans le pays depuis 2016, les couples de même sexe n'ont pas le droit d'adopter, en partie à cause de l'opposition de l'Église catholique. La gestation pour autrui reste illégale en Italie et des restrictions empêchent l'adoption d'enfants par alliance par l'un des parents.La procréation médicalement assistée, comme la fécondation in vitro (FIV), n'est accessible qu'aux couples hétérosexuels.

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> la plainte contre un manifestant se retourne contre un policier

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À Rouen, la plainte contre un manifestant se retourne contre un policier.

          D’abord poursuivi pour de supposées violences contre les forces de police lors d’une manifestation en février 2020, un homme a finalement été innocenté grâce à une vidéo amateur. C’est un policier qui devra répondre fin août de violences aggravées contre ce manifestant devant le tribunal correctionnel. - source (payant) -

Cela devient courant, il y a quelque chose de vraiment pourri au royaume financier de France ! Macron, en ordonnant les répressions/mutilations des gilets-jaunes, a ouvert la boite de pandore... Quand vous voyez un policier ou un gendarme, changez vite, mais sans courir, de trottoir ou prenez rapidement mais discrètement une rue secondaire ( conseils classiques pour survivre en dictature )

 

> les vieux sont malades ? qu'ils crèvent !...

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HÔPITAL : Obsolescence programmée pour les vieux

 

          On n'est pas en bonne santé quand on a 80 ans. C'est en tout cas ce que considèrent les soignants, qui retardent souvent la prise en charge des personnes âgées et leur refusent les soins nécessaires. Comme si une vie, passé un certain âge, ne valait plus la peine d'être réparée...

 

          Les malheurs d’Huguette, chapitre I. Nous sommes le 24 décembre 2021 et Huguette, 80 ans, souffre d'une douleur terrible à la jambe. Elle a développé Il y a quelques années une leucémie qui n’évolue plus, mais qui l’a exposée à une forme grave de Covid-19. et l’a conduite, donc, à prendre des corticoïdes. Les urgences d’un grand hôpital public parisien lui font une radio, avant de la renvoyer chez elle. Le soir, le réveillon tourne court : les douleurs empirent, deviennent insupportables. Retour à l’hôpital, qui refuse toujours de la garder. « S'il n'y a rien, pourquoi marche-t-elle comme cela ? » interroge sa fille. Séverine. L’infirmier hausse les épaules. « Ah bon, elle n’est pas toujours comme cela ? Faudrait peut-être songer à un déambulateur, alors. » La semaine passe. Séverine tanne les médecins pour réaliser un scanner. Ceux-ci objectent que c’est normal, à l’âge d’Huguette, d’avoir des douleurs. Si elle ne peut plus marcher, envoyez-la en Ehpad, répètent les soignants. Plusieurs semaines plus tard, le diagnostic tombe : ostéonécrose, liée à la prise des corticoïdes. qui nécessite une opération urgente. « Les médecins considéraient qu'à son âge il était normal d avoir mal, de ne plus pouvoir marcher, de devenir dépendante. Ils n 'ont pas voulu voir la pathologie ». tempête sa fille.

          À l'hôpital on refuse souvent aux seniors des soins adaptés. Obsolescence programmée : comme si. dans le fond, ils ne valaient pas la peine d’être réparés. « On les appelle les bedblockers : les “bloqueurs de lit”. On pense que les personnes âgées ont plein de pathologies ou de problèmes sociaux à régler, qu ’ils resteront des semaines à l'hôpital. Donc on tente de s'en débarrasser au plus vite ». résume Cyril Hazif-Thomas, chef de service de l’intersecteur de psychiatrie de la personne âgée au CHRU de Brest et directeur de l’Espace de réflexion éthique de Bretagne (Ereb).

          Il existe pourtant deux âges : l’âge fonctionnel et l’âge chronologique, qui ne sont pas toujours liés. Un quarantenaire qui souffre de polypathologies peut avoir un âge fonctionnel supérieur à celui d’une personne âgée plutôt en forme, or on offrira au premier des soins que l'on refuse à la seconde. « L'âgisme, c‘est résumer une personne à son âge sans prendre en compte son état général ou sa réponse antérieure aux traitements », poursuit Cyril Hazif-Thomas. Une histoire de hiérarchie des vies, également. « La représentation joue en leur défaveur : pour beaucoup, une personne âgée, d'autant plus si elle est dépendante ou souffre de troubles cognitifs, a une qualité de vie médiocre. Il vaut donc moins la peine de lui dédier du temps médical », déplore Romain Van Overloop, trésorier de l’Association des jeunes gériatres.

          L’âgisme entraine de sérieuses pertes de chance pour les malades, car on ne propose pas aux personnes âgées tous les traitements possibles. « Ils n'auront pas accès à la qualité de soin dont ils ont besoin. On va péjorativement assombrir le pronostic, et donc fermer l'éventail des possibilités thérapeutiques ». ajoute Cyril Hazif-Thomas. En tant que président du comité d’éthique du CHRU de Brest il observe la répartition des traitements très onéreux, non remboursés par la Sécurité sociale, à des patients en fonction de leur âge : ainsi, les vieux ne sont pas éligibles aux molécules les plus innovantes.

          Faut-il encore qu’on leur propose tout simplement un traitement. Dans le cas d’un cancer du sein, la chimiothérapie est proposée à 99 % des moins de 55 ans. Chez les plus de 76 ans, le chiffre tombe à 60 %. « On part du principe que le traitement va être très mal supporté, ce qui est un stéréotype. Il faut prendre en compte les autres paramètres fonctionnels du patient, comme sa volonté, sa capacité à interagir au quotidien, sa forme physique », explique Sarah Schroyen, auteure d'une thèse sur la double stigmatisation des personnes âgées souffrant de cancer. « On explique à une personne que le traitement ne vaut pas la peine, au regard du nombre d'années qui lui restent à vivre. Et souvent, les professionnels décident sans même lui laisser le choix. » Du côté de la prévention, c’est la même problématique. « L'assurance finance les dépistages jusqu’à 65 ans. Au-delà, on ne prévient plus, ce qui laisse évoluer les pathologies ». affirme Cyril Hazif-Thomas. Aux États-Unis, le coût de l’âgisme a été évalué à 6 milliards d’euros par an.

          Les malheurs d’Huguette, chapitre II. Six mois après sa première hospitalisation. Huguette subit une opération du col du fémur. Cinq jours après l'intervention, qui s’est plutôt bien déroulée, Séverine trouve sa mère quasi inconsciente, les yeux fixes, dans un état de grande confusion. Elle appelle l'infirmière, qui explique qu’un samedi, à 14 heures, il n’y a qu’un seul interne dans le service. Il passera plus tard, mais qu’elle ne s’inquiète pas, il arrive souvent que les personnes âgées soient un peu hagardes, sans urgence vitale. L’état d’Huguette se dégrade, elle ne répond plus aux questions. Une externe finit par passer, diagnostique un fécalome, qui engendre parfois chez les sujets âgés des états confusionnels. Les infirmières découvrent une couche pleine - ce qui prouve, justement, l'absence de fécalome. Les soignants s’inquiètent, mais s’excusent en expliquant que toutes les places en soins intensifs sont prises. À 19 heures, l'interne se rend dans la
chambre. « Madame. madame, serrez-moi la main ». répète-t-il alarmé. Huguette ne répond plus : elle est tombée dans le coma. Aux soins intensifs, on lui diagnostique plusieurs infections, urinaire, rénale, pulmonaire... De nouveau, l'institution a estimé qu'il était normal, au regard de son âge, qu'Huguette perde un peu la tète, et qu’à 80 ans elle n’était de toute façon pas prioritaire pour la réanimation.

          « Tout cela vient du fait que le système de santé est centré sur le progrès médical, or le vieillissement n 'est pas une maladie. Le système n’est pas conçu pour prendre en charge des personnes âgées dans leur globalité. L'ophtalmologie est valorisée parce qu'elle engendre des prouesses technologiques, ce qui n 'est pas le cas de la gériatrie », analyse Audrey Dufeu, ex-députée qui a porté la question de l’âgisme à l’Assemblée. Cyril Hazif-Thomas accuse également le système de tarification à l’acte. « Plus on fait d'actes, plus on est rentables, plus l'hôpital va avoir de recettes. Or la prise en charge des personnes âgées demande plus de temps, et plus de moyens humains. » Pour Audrey Dufeu, il s’agit d’abord de revaloriser les métiers du lien à l’hôpital : « Ce sont des forces qui ne sont pas quantifiables, pas mesurables. C'est ce qui nourrit la non priorisation des personnes âgées dans la société : l'hôpital est enfermé dans un modèle de performance économique. »

          Si bien que les personnes âgées, elles-mêmes, finissent par intégrer l'âgisme et considèrent elles aussi que leur vie ne vaut plus vraiment la peine d’être vécue. « Le terme central de la vieillesse, c‘est la déficience. Il y a certes des déficiences visuelles, auditives, tactiles, olfactives, des problématiques d 'équilibre, de chute. Donc la perception de la société, c'est que les personnes âgées sont différentes et diminuées ». détaille le gériatre Romain Van Overloop. « Pourtant, cognitivement, ces personnes âgées ont toujours 30 ans. Il faut que la société accepte qu‘on soit moins endurant, qu'on récupère moins vite : ce corps qui change, qui régresse, doit être soigné comme un autre. » Huguette, elle, après trois mois de péripéties hospitalières, est enfin sortie de l'hôpital. et récupère comme elle peut. - extrait de  Charlie-hebdo n°1617 du 19 juillet 2023 -

C'est comme cela qu'ils ont laissé ma mère, 84 ans, crever seule dans un coin des urgences !!! L'avantage de réduire les lits d'hôpitaux et laisser crever les vieux permet des économies sur les retraites, argent ensuite redistribué pour la compétitivité aux actionnaires...

 

> ces golfs et multinationales exemptés de restrictions d’eau malgré la sécheresse

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          Les restrictions d’eau pendant la sécheresse ne s’appliquent pas avec la même fermeté à tous les acteurs. Les industries du golf, des semi-conducteurs, de l’agroalimentaire ou des eaux minérales bénéficient de dérogations, souvent sans contreparties.

          (...) La sécheresse de l’année dernière est encore dans tous les esprits. Un rapport de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD) publié en mars 2023 décrit cette sécheresse comme « la plus sévère connue depuis au moins un demi-siècle ». Elle ne s’est en fait jamais vraiment arrêtée : commencée au printemps 2022, elle s’est poursuivie par une sécheresse hivernale marquée, avec une quarantaine de départements soumis à des mesures de restriction d’eau.

          Ces mesures de restriction d’eau sont-elles appliquées de manière équitable ? Tous les acteurs économiques sont-ils concernés ? Certains loisirs et plusieurs grandes entreprises en sont par exemple exemptés, sans qu’il n’y ait de débats sur le caractère essentiel – ou non – de ces activités.

          (...) Malgré les polémiques de l’année dernière, les golfs échappent encore aux restrictions d’eau. Cela provoque la colère de collectifs écologistes. Le 24 juin, des activistes d’Alternatiba et d’ANV-Cop21 ont investi le le golf de Bandol, dans le Var, pour y tracer à la pioche le message suivant : « L’eau est un bien commun ». Visible depuis le ciel, celui-ci s’accompagnait d’une banderole « La lutte des classes commence ici ». Pour Emma Tosini, porte-parole du mouvement, il s’agit de poser la question de l’accès inégal à l’eau en période de sécheresse. « Pour nous, le golf fait partie des activités non essentielles. C’est un loisir seulement réservé à certaines classes de la population, tranche-t-elle. On ne demande pas la fermeture des golfs, mais leur adaptation au changement climatique. »

          (...) Les orientations données par le ministère de la Transition écologique aux préfectures prévoient des dérogations aux restrictions d’eau pour l’arrosage des golfs, même au niveau de gravité de sécheresse le plus élevé.

          Les golfs doivent certes réduire le volume d’eau utilisé, mais peuvent irriguer leurs greens, même en situation de « crise ». La surveillance des quantités d’eau utilisées se base majoritairement sur les déclarations des golfs eux-mêmes. Il n’y a donc pas de contrôles ni de sanctions. Au même niveau de gravité de sécheresse, l’arrosage des cultures agricoles est en revanche prohibé, même avec des dispositifs économes en eau comme le goutte-à-goutte ou la micro-aspersion.

          La « discipline fait l’objet d’attaques aussi injustes qu’infondées » estime la Fédération française de golf dans un courrier de réponse au député de La France insoumise François Ruffin. La fédération met en avant des « efforts importants » pour réduire la consommation d’eau de ses 740 structures.

          Elle réfute aussi l’utilisation du terme « dérogation », renvoyant vers une disposition prévue dans l’accord-cadre « golf et environnement 2019-2024 » signé avec les ministères de la Transition écologique, de l’Agriculture et des Sports. « Lorsque la pénurie d’eau est telle que la population ou le bétail n’a plus accès à l’eau, il va de soi que les golfs ne sollicitent aucune dérogation pour arroser », affirme encore la Fédération française de golf.

          Le rapport de l’IGEDD nuance pourtant cet argumentaire. « Cette dérogation n’est pas compréhensible, et ne peut se justifier par la seule existence de cet accord, dont le bilan à ce jour est modeste », met en avant le document. Selon ce même rapport, la Fédération française golf aurait indiqué une consommation d’eau totale en hausse de 2 % depuis 2010.

          (...) Face à cette situation le député insoumis René Pilato plaide de son côté dans ce rapport « pour que l’eau soit traitée uniquement comme un bien commun et ne puisse faire l’objet de marchandisation ». Il estime aussi que « dans le contexte de changement climatique, la légitimité de certaines activités de loisirs, notamment, celles qui sont fortement consommatrices d’eau, doit être reconsidérée ». - source -

J'ai toujours à l'esprit un article de 2021 relatant une amende de 135€ infligée par la police à un retraité qui arrosait son potager qui lui permettait se nourrir !!! Enfoirés !

et du canard enchaîné de cette semaine :